07 mars 2014

Les poètes des DOM-TOM en colère




Quelques poètes des îles souhaitent une société avec plus de « poétique ». Le « pouvoir d'achat » et le « panier de la ménagère » sont importants mais ne sont pas suffisants pour donner un sens à l'existence. Ils veulent qu'on fasse la différence entre les produits « de première nécessité » et ceux de « haute nécessité ». L'idée de « haute nécessité » serait : « tout ce qui constitue le coeur de notre souffrant désir de faire peuple et nation, d'entrer en dignité sur la grand-scène du monde, et qui ne se trouve pas aujourd'hui au centre des revendications en Martinique et en Guadeloupe, et bientôt sans doute en Guyane et à la Réunion ». En bref, nos territoires d'outre-mer revendiquent le respect et la dignité pour leur propre culture. C'est-à-dire qu'ils demandent, aux autorités politiques françaises, la chose qu'elles ont le plus de mal à admettre : un système fédéral de gouvernement.
Le pouvoir centralisateur parisien n'est pas près - malgré ses simagrées de décentralisation - à accepter les particularismes de chacune de ses régions. La recherche de l'unité du peuple français, par l'éducation publique et l'impérialisme culturel de Paris, pourraient même trouver une justification politique légitime : l'égalité républicaine. Mais quand on connaît le mépris des élites parisiennes pour les provinces et les provinciaux (les ploucs...), sur son propre territoire, on voit mal comment ils pourraient accepter les spécificités culturelles de leurs - appelons-les par leur nom - colonies d'outre-mer.

 Ne craignent-ils pas qu'après la lutte pour une plus grande autonomie des régions, ne vienne l'exigence légitime des peuples pour leur indépendance ?  

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