Qui a tué Olof Palme ?
Les mêmes qui ont tué
Jean Jaurès
les mêmes qui ont tué
Lumumba
les mêmes qui ont tué
Che Guevara
les mêmes qui ont tué
Martin Luther King
les mêmes qui tuent les poètes
quand les poètes parlent
de justice et de liberté…
Et bientôt l’An 2000
(Buenos Aires/Guatemala 1994)
Les poèmes et indignations d'Yvan Avena (1930-2015), poète et créateur de la galerie Art Club.
24 octobre 2006
16 octobre 2006
Moi aussi j’ai peur !…
J’ai honte de dire
Mais quand je les vois
en bande
sales
maigres
Les yeux enfoncés
Le regard hagard
Errant comme des chiens
abandonnés
oubliés
repoussés
Par des gens sérieux
Qui croient à la famille
Et qui croient en Dieu
fermer le cœur
fermer les yeux
Et changer de trottoir
Pour ne pas les rencontrer
par peur
du loup
et pourtant
ce ne sont que des enfants
des enfants des rues
affamés
abandonnés
oubliés
De notre belle civilisation
De super super-marchés
(octobre 2006)
Mais quand je les vois
en bande
sales
maigres
Les yeux enfoncés
Le regard hagard
Errant comme des chiens
abandonnés
oubliés
repoussés
Par des gens sérieux
Qui croient à la famille
Et qui croient en Dieu
fermer le cœur
fermer les yeux
Et changer de trottoir
Pour ne pas les rencontrer
par peur
du loup
et pourtant
ce ne sont que des enfants
des enfants des rues
affamés
abandonnés
oubliés
De notre belle civilisation
De super super-marchés
(octobre 2006)
13 octobre 2006
09 octobre 2006
Il était une fois
Il était une fois
dans la plus mauvaise foi
un chef qui ne l'était pas
plus d'une fois sur trois
mais la volonté des rois
donne un talent de droit
à ceux nombreux ma foi
qui n'en ont guère ou pas.
In "Souvenirs du Geba et d'ailleurs"
dans la plus mauvaise foi
un chef qui ne l'était pas
plus d'une fois sur trois
mais la volonté des rois
donne un talent de droit
à ceux nombreux ma foi
qui n'en ont guère ou pas.
In "Souvenirs du Geba et d'ailleurs"
06 octobre 2006
On nous parle de la misère
On nous parle de la mort
et parfois de l'histoire
de la misère et de la faim
dans nos villes et campagnes.
On nous parle d'armées prolétaires
sans Dieu et sans Gloire
marchant au petit matin
dans la boue du chemin
vers l'usine ou la mine.
On nous parle de regards lointains
de femmes, d'enfants, de pain
sordides histoires de terre
de gros sous, de bras et de mains,
de banquiers et de propriétaires
de progrès et de lumière.
On nous parle d'un passé ouvrier
d'exploitation et de guerres
comme une image effacée
par une société moderne et solidaire.
Mais je me promène dans les rues
et je vois chaque jour
toujours autant de chômage et de misère.
et parfois de l'histoire
de la misère et de la faim
dans nos villes et campagnes.
On nous parle d'armées prolétaires
sans Dieu et sans Gloire
marchant au petit matin
dans la boue du chemin
vers l'usine ou la mine.
On nous parle de regards lointains
de femmes, d'enfants, de pain
sordides histoires de terre
de gros sous, de bras et de mains,
de banquiers et de propriétaires
de progrès et de lumière.
On nous parle d'un passé ouvrier
d'exploitation et de guerres
comme une image effacée
par une société moderne et solidaire.
Mais je me promène dans les rues
et je vois chaque jour
toujours autant de chômage et de misère.
30 septembre 2006
Pourquoi?
Pourquoi ne pas donner des ailes
aux éléphants roses
et aux hippopotames verts?...
Pourquoi ce sont toujours les mêmes
qui décident qui causent
et qui pensent à l'envers?...
Si Dieu a donné des ailes
aux poissons
aux éphémères
et même à Cupidon;
pourquoi ne donnerait-il pas
des ailes aux hommes d'affaires
et aux cochons?...
aux éléphants roses
et aux hippopotames verts?...
Pourquoi ce sont toujours les mêmes
qui décident qui causent
et qui pensent à l'envers?...
Si Dieu a donné des ailes
aux poissons
aux éphémères
et même à Cupidon;
pourquoi ne donnerait-il pas
des ailes aux hommes d'affaires
et aux cochons?...
28 septembre 2006
Petites Fleurs volées dans le jardin des nymphes
Marguerite
Elle tousse à chaque baiser
du papillon et du jardinier
marguerite marguerite
Te voilà avec une bronchite
Passiflore
La fleur de la passion
marteau clous et couronne
symbole et illusion
de la conquête espagnole
Géranium
Fleur de pauvre
fleur de balcon
il pousse dans un pot
en écoutant les feuilletons
Lis
Cette blanche fleur
a coûté trop de têtes
parmi les seigneurs
parmi les saigneurs
Camélia
C’est une gente dame
Rose et fragile
Un pétale d’argile
Emaillé de drame.
extrait Petites Fleurs volées dans le jardin des nymphes (2000)
Vericuetos collection escargot au galop
Elle tousse à chaque baiser
du papillon et du jardinier
marguerite marguerite
Te voilà avec une bronchite
Passiflore
La fleur de la passion
marteau clous et couronne
symbole et illusion
de la conquête espagnole
Géranium
Fleur de pauvre
fleur de balcon
il pousse dans un pot
en écoutant les feuilletons
Lis
Cette blanche fleur
a coûté trop de têtes
parmi les seigneurs
parmi les saigneurs
Camélia
C’est une gente dame
Rose et fragile
Un pétale d’argile
Emaillé de drame.
extrait Petites Fleurs volées dans le jardin des nymphes (2000)
Vericuetos collection escargot au galop
27 septembre 2006
15 septembre 2006
Le marigot
Dans la boue du marigot
dans l’eau noire des rias
il y a des crapauds
et des Ave Maria
il y a tout un monde
dans la boue et dans l’eau
il y a des tombes
il y a des cadeaux
dès que le riz sort la tête
et le filet le tilapia
dès que les grosses crevettes
nagent dans l’huile du plat.
il y a aussi les jours de fête
la musique et le vin
qui reflètent en cachette
et tombent dans le ravin
et tombent sur la tête
dans l’eau noire des rias
c’est le destin des plus bêtes
le destin des parias
de pleurer les jours de diète
et de maigrir le mardi gras
c’est le destin des plus démunis
de vivre dans le marigot
car pour avoir du poisson et du riz
on doit prier les pieds dans l’eau.
ET BIENTOT L’AN 2000 (Guatemala 1994/1995
Illustrations : Ricardo CARPANI
dans l’eau noire des rias
il y a des crapauds
et des Ave Maria
il y a tout un monde
dans la boue et dans l’eau
il y a des tombes
il y a des cadeaux
dès que le riz sort la tête
et le filet le tilapia
dès que les grosses crevettes
nagent dans l’huile du plat.
il y a aussi les jours de fête
la musique et le vin
qui reflètent en cachette
et tombent dans le ravin
et tombent sur la tête
dans l’eau noire des rias
c’est le destin des plus bêtes
le destin des parias
de pleurer les jours de diète
et de maigrir le mardi gras
c’est le destin des plus démunis
de vivre dans le marigot
car pour avoir du poisson et du riz
on doit prier les pieds dans l’eau.
ET BIENTOT L’AN 2000 (Guatemala 1994/1995
Illustrations : Ricardo CARPANI
13 septembre 2006
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