18 mars 2009

...de ses rencontres à Paris

A Paris la solitude est plus dure qu´ailleurs car les gens n´ont pas le temps pour se faire de nouveaux amis. Puis le Français est par nature méfiant. Dans tous les pays d´Europe que j´ai connus, si vous arrêtez quelqu´un dans la rue pour demander un renseignement il prend le temps de vous expliquer et même, parfois, il vous accompagne un bout de chemin. A Paris les gens ont, presque toujours, un mouvement de recul. On perçoit qu´ils se sentent agressés et s´il s´agit d´un étranger qui les interroge, en mauvais français, alors c´est la panique et sous prétexte de ne pas comprendre ils s´enfuient ! Comment alors, si vous êtes seul, faire des contacts en France hors de votre milieu professionnel ? Il faut parler d´autres langues car vous finirez toujours par trouver, dans la foule pressée, un étranger qui cherche un contact humain. Moi j´ai rencontré mes premiers copains à Paris dans une station de métro. J´ai entendu parler le castillan avec un accent du Río de la Plata, je me suis approché et je me suis présenté. J´ai ainsi rencontré un Argentin et un Chilien qui ont bouleversé tout mon avenir. Sans eux je ne serais jamais allé en Suède. Mais c´est une autre histoire !
Le Chilien était un brillant journaliste connu sous le pseudonyme de “El Perro”. Il s´agissait de Augusto Olivari, qui est mort plus tard à côté du Président Allende lors de l´assaut des militaires au Palais de la Moneda. Il habitait alors à l´hôtel Saint-Michel et il envoyait ses articles à la presse chilienne. Il avait plusieurs maîtresses, il buvait beaucoup et il parlait très bien d´André Malraux. C´était un vrai latino-américain bohème de Paris

Aucun commentaire: