27 février 2014

L´écologie aussi nous concerne


Vélib + poubelle + les enfants perdus



 Mon petit dossier parle aussi d´écologie. On le signale, certes, bien que chaque consommateur de produits industriels participe activement, chaque jour, au remplissage des poubelles avec, entre autres, des emballages plastiques. Des résidus solides qui seront encore là, dans mille ans, pour témoigner, de notre manque de civisme. Mais que faire pour obliger les industriels a utiliser des emballages recyclables ou de détérioriation rapide et propre ? Comment empêcher que les nombreux produits toxiques, versés dans les dépôts d´ordures ménagères, atteignent, entraînés par l´eau de pluie, l´eau des rivières ou celle du sous-sol ? Et que dire des déchets toxiques ou radioactifs produits en grandes quantités par les industries civiles ou militaires ? Combien de bateaux-poubelles ont – malencontreusement ?... – coulé dans le fond des océans ? Combien de sous-marins à propulsion atomique rouillent, lentement, au fond des mers avant de libérer leur poison ? Combien de temps encore pourrons-nous manger du poissons et des légumes frais sans nous exposer à de graves intoxications ? Nous assistons au développement terrifiant, dans les pays à haut niveau de vie, de certaines maladies comme le cancer, le diabète ou l´asthme ainsi que des affections inguérissables comme alzheimer ou parkinson, dont ni les médecins ni les chercheurs peuvent (ou veulent ?...) nous expliquer l´origine ! Malgré les cotisations obligatoires à la Sécurité Sociale, les soins de santé sont devenus tellement coûteux et le nombre de malades tellement important que toutes les caisses sont déficitaires. Les industries et leurs produits sont-il aussi inoffensifs que les industriels l´affirment ?

21 février 2014

Parfois

Panko -  ©Emi Baron


Parfois je voudrais pouvoir dire :

Voilà c'est moi
voilà ce que j'ai fait
avec mes rêves et mon âme
avec le temps qui casse
le temps qui fane
sans laisser de traces
avant de fleurir
avant de mûrir
avant même notre naissance
et cette peur dans les tripes
cette peur de mourir dans la crasse
cette peur de vivre qui lasse
de tant de vide
dans le trop plein
du désespoir quotidien.

16 février 2014

La publicité commerciale




Je crois que si on questionnait, dans la rue d'une grande ville, les passants et on leur demandait de répondre sans réfléchir : A quoi pensez-vous ?... Une majorité répondraient, spontanément : « A une grande marque ! » Il semblerait même que 80% du marché publicitaire en France soit financé par seulement 0,04% des entreprises. Le chiffre d´affaires annuel de la publicité - qui dépasse les 30 milliards d'euros par an (!!!) – a, bien entendu, un impact dévastateur sur l'esprit des populations ! Depuis la plus tendre enfance nous subissons, inévitablement, un bombardement incessant de slogans publicitaires pervers qui annihilent, en nous, tout esprit critique.
Cette semaine, un ami brésilien me racontait qu'il avait rencontré, en Europe, un compatriote dans un supermarché qui se réjouissait de retrouver la même marque de pâte dentifrice qu'au Brésil ! Il était persuadé que Colgate étaient un produit brésilien !

On estime les dépenses mondiales, en publicité, à plus de 450 milliards de dollars par an. Par ailleurs, un économiste tiers-mondiste a calculé qu'avec 161 milliards on pouvait nourrir, éduquer et soigner tous les enfants pauvres du monde. Soit d'un côté 450 milliards pour stimuler la consommations de produits industriels - pas toujours très utiles - et de l'autre 161 milliards, introuvables, pour une action humanitaire pourtant urgente et indispensable, pour sauver des millions d'enfants de la faim et de la misère ! Est-ce que les dirigeants politiques, des pays industriels, admettent leur part de responsabilité dans cette situation ?...Ne pourrait-ils pas taxer les dépenses en publicité pour financer l´aide humanitaire ?

09 février 2014

A lire et à méditer





En 2010 j´ai réuni, dans un livre artisanal, cinq articles sur la situation politique et culturelle de la France pour l´envoyer aux copains qui partagent mon indignation. Ces articles étaient les suivants :
-« La publicité nuit gravement à la santé de l´environnement » par Michael Löwy et Etienne Rodary.
-« Le manifeste de neuf intellectuels antillais pour des sociétés pos-capitalistes ».
-« La culture pour une économie durable » et « La culture sous le régime impérial » par André Rouillé.
-« Meilleurs voeux pour 2010 » par Jean-Luc Gonneau.
Ces textes et ces commentaires engagés, que mon épouse a glanés sur internet, sont insuffisamment diffusés. Ces articles, inquiétants par leur franchise et leur clairvoyance, ne sont guère publiés par la presse dite « libre » qui envahit les kiosques à journaux. La « globalisation », dont certains journalistes parlent sans trop approfondir le sujet, n´est rien d´autre que le totalitarisme ploutocratique qui nous gouverne.

Bien que les opinions hostiles au gouvernement ne soient plus punies, en Europe, par des persécutions ou des disparitions, les contestataires sont toujours considérés comme des perturbateurs de l´ordre. Mais, de nos jours, les méthodes « démocratiques » de conditionnement des cerveaux sont plus subtiles. Partout, sans interruptions, nous recevons des milliers de messages publicitaires qui nous transforment en dociles consommateurs de produits industriels. L´essentiel, voyez-vous, c´est que vous souteniez le « libre marché » en achetant toujours plus...  

02 février 2014

Logement

Logements à Montmartre dont un saccagé par des vandales



Chacun doit avoir un toit
un refuge
un emploi
chacun doit pouvoir construire
un cabanon ou une villa
pour avoir son petit chez-soi
en ciment en briques
ou en bois
des murs des fenêtres
des portes et un toit
un pays
et un vrai emploi
pour vivre heureux
chez soi
entouré d´amour et d´amis.

Encore une utopie ?...Merde alors !
Pourquoi la vie est-elle si compliquée ?

26 janvier 2014

Le crédit en Argentine en 1940



Dans ma jeunesse, en Argentine, on ne connaissait pas le crédit de longue durée. On achetait quelque chose de cher que quand on avait les moyens de le payer... au comptant. Il n´y avait que dans les films où parfois, pour faire rire, on voyait l´élégant héro se cacher de son tailleur de quartier car il lui devait encore de l´argent sur son dernier costume. Le costume était la grande dépense somptuaire, obligatoire, de l´ouvrier. Pourquoi obligatoire ? Car pour entrer dans une salle de cinéma ou dans n´importe quel restaurant ou lieu de spectacle, il fallait avoir veste et cravate. Même au lycée c´était, pour les garçons, veste et cravate obligatoires (pour les filles c´était la blouse blanche. Bien entendu les lycées n´étaient pas mixtes !). Par ailleurs, un ouvrier ne pouvait pas monter, en vêtements de travail, dans un bus. Toutes les usines avaient des douches et des vestiaires pour que les ouvriers puissent se changer avant de partir. Souvent ils échangeaient leur bleu de travail, contre un beau costume et une chemise blanche agrémentée d´une cravate ainsi que de chaussures bien cirées. Le prolo sortait de la crasse de son atelier pour se transformer, dans la rue, en prince charmant. Il devenait, au niveau de l´élégance, l´égal du patron sauf que le patron se distinguait du salarié, par sa voiture personnelle.

Par contre si les modestes ne s´endettaient pas au-delà de leurs possibilités financières, l´épicier, le boucher, le boulanger et le laitier (qui laissait ses bouteilles de lait devant la porte de la maison !) se faisaient payer une fois par mois, le jour après la réception du salaire. Plus tard, les commerçants savaient que c´était très risqué !

Chroniques indignées II

18 janvier 2014

Les patrons ont-ils gagné ?...




Que peut dire ou faire le petit peuple des électeurs, quand il découvre que les responsables politiques, qu’il a élus pour qu'ils gouvernent et défendent les intérêts de leur pays, ont signé, par négligence ou par opportunisme , des accords internationaux qui les empêchent d 'exercer leurs fonctions? Ils n'ont plus aucun pouvoir car ils ont été manipulés et dépossédés par le seul vrai décideur, dans un pays capitaliste : l'argent ! Le Medef ose affirmer: « Sans nous vous ne pouvez pas gouverner ». Mais certains citoyens responsables se posent la question de savoir, si c'est encore possible de gouverner avec eux ?
Pourtant les patrons, malgré les nombreux avantages obtenus, ne sont toujours pas contents ! Pour eux payer des impôts sur le revenu est un abus de pouvoir de l’État !

Pour investir en France ils demandent à l’État d'alléger les charges, de réduire les impôts, de donner plus de souplesse dans la gestion du personnel, de généraliser les contrats à durée limitée, etc. Il exigent, pour que l'entreprise soit compétitive, tellement de mesures au détriment des travailleurs, qu'un retour à l'esclavage n'est plus à écarter. Malgré les avantages qu'ils ont obtenus les entrepreneurs s'éloignent, progressivement, à travers les achats et les ventes en bourse , de leurs pays d'origine et s'installent dans des « paradis fiscaux » qui leur offrent tellement de facilités au niveau des impôts, des salaires et des capitaux que plus aucun pays développé (soit les pays jusqu'alors dominants, car industrialisés et socialement avancés) ne pourra céder, à leurs exigences, sans tomber dans la déchéance sociale. Jusqu'où iront-ils ?... 

Chroniques indignées II

05 janvier 2014

Que peut-on raconter dans un blog un dimanche matin, à Goiânia, après une bonne nuit de sommeil et un délicieux petit déjeuner ?


Tomie Ohtake


La mondialisation n'a pas que du mauvais : pour preuve mon petit déjeuner ce matin. Ma chère épouse m'avait préparé (comme chaque jour) une délicieuse salade de fruits tropicaux (Puisque nous vivons sous les tropiques, autant en profiter, n'est-ce pas !). Mais la suite du petit déjeuner devait plus aux échanges commerciaux internationaux qu'à la production locale. Les petits pains briochés était certes, fabriqués sur place, mais avec des recettes européennes, par contre la confiture était 100% française, fabriquée, selon l'étiquette par Casino mais, d'après moi, dans les usines de « Bonne Maman » (A moins, bien entendu, qu'elles aient été rachetées par Casino). Voilà la bonne question : Qui sont les actionnaires majoritaires de la chaîne brésilienne « Pão de Açucar » qui distribue les produits Casino dans ses super-marchés de Goiânia, dont la confiture que j´achetais en France avec l'étiquette « Bonne Maman ». Ça devient très compliqué mais ne vous inquiétez pas : c'est voulu ! De toutes façons c'est certainement plus compréhensible que les ignobles combines d´achat et de vente d´entreprises nationales qui deviennent, par les subtiles lois du libre marché : « Internationales » (financées par nos banques). Plus tard, par les saines lois de l´évasion fiscale, ces fraudeurs deviennent des : « Entreprises transnationales ». C´est alors qu´elles commencent à délocaliser toutes leurs fabrications dans des territoires « off-shore », à la grande indignation des syndicats ! Ne croyez vous pas que, quelque part, on se moque de nous ?

Chroniques indignées II

01 janvier 2014

Ma nuit du jour de l´indépendance du Brésil


Pez (vers 1942) - Joaquin Torres-Garcia


La nuit du 7 au 8 septembre fut la plus bruyante que nous ayons vécue, dans notre quartier, depuis notre arrivée au Brésil. Ça a commencé avec un feu d'artifice ! Suivi par des chants scandés par des centaines de voix, avec plus d'enthousiasme que de talent. Nous sommes habitués aux bruits de ces manifestations sonores, plus ou moins musicales, car elles se répètent lors de chaque rencontre de football dans le stade. Le grand stade se trouve à, plus ou moins, deux kilomètres de chez nous, mais les chants de guerre des supporters arrivent a faire trembler nos fenêtres. Mais ce soir là il y avait quelques chose d'inhabituel : Après les chants, accompagnés par moment de musique légère, il y avait des discours enflammés hurlés dans un microphone ! Je supposais, étant donné le volume des hauts-parleurs, qu'il s´agissait de discours patriotiques. Le matin j´appris, par une voisine, que j'avais tout faux : Il s´agissait d'une gigantesque réunion organisée par une église protestante ! Les chants et la musique étaient des psaumes à Jésus-Christ qui, déformés par la distance, me faisait croire qu'elle provenait d´une fête organisée par les supporters du club de foot. Quand aux discours, c'était rien d'autre que des exhortations et des prières destinées à renforcer la foi des croyants.

Cette manifestation religieuse dura, sans interruptions et sans que les participants baissent le volume, de 10 heures du soir à 6 heures du matin ! Fort heureusement la fête à fini un dimanche, donc les voisins catholiques (toujours majoritaires dans ce pays) auront pu faire, Dieu merci ! la grasse matinée, après une nuit blanche ! 

Chroniques indignées II 

23 décembre 2013

Du bon et du mauvais Cinéma...




Nous adorons le cinéma. Il ne se passe pas un jour sans que nous voyons un ou deux films sur le grand écran de notre téléviseur. Le câble assure un grand choix, mais pas toujours la qualité ! Monique, ma compagne très cinéphile, complète ses connaissances (et les miennes) à travers les informations que nous fournit internet. Parfois même elle revoit, sur son écran d´ordinateur, de vieux films.
C´est depuis peu que j'ai commencé, dans mes articles à contenu politique, pour mon blog, a écrire sur certains films qui m´ont impressionné par la force et la richesse de leur message social. De temps à autre les cinéastes de gauche (oui, ça existe !...mais ils sont rares !), obtiennent miraculeusement des financements pour faire un film critique sur des événements politiques anciens ou d´actualité. Ces films nous font découvrir, en seulement 1 heure ½ , un bon nombre d´images, de sons et d'émotions, que même les meilleurs livres n'arrivent pas à nous transmettre. Le cinéma peut être du très grand art, car il peut figer, sur une pellicule, le temps qui passe. C´est grâce aux films que nous continuons à voir et à admirer des personnages qui sont morts depuis des décennies. C´est également le cinéma qui permet de reconstituer notre mode de vie (ou de survie) à des époques très anciennes (y compris d'avant l'écriture), pas toujours d'une véracité très scientifique, mais qui nous donne néanmoins une idée des progrès de l´homme.

Quand on dit le mot « cinéma », une lampe s´allume dans notre cerveau. Cette lumière nous apporte des souvenirs, parfois plus marquants que ceux de la vraie vie !

Chroniques indignées II