
Les poèmes et indignations d'Yvan Avena (1930-2015), poète et créateur de la galerie Art Club.
30 août 2006
27 août 2006
Montmartre
C'est un passé bien passé
d'art, de poésie et de bohème.
Il attire beaucoup d'étrangers
mais il ne reste que l'enseigne.
...........
Poèmes pour adultes outrés...
Journal de Voyage
1996
d'art, de poésie et de bohème.
Il attire beaucoup d'étrangers
mais il ne reste que l'enseigne.
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Poèmes pour adultes outrés...
Journal de Voyage
1996
22 août 2006
Brasilia
Brasilia est la capitale
d’un très grand pays
elle est donc le siège
de nombreuses Ambassades
A Brasilia il y a un lac
et de chaque côté du lac il y a
des Ambassades
Mais il y a :
- le côté des Ambassades
et
- le côté des Ambassades…
Vous me direz c’est pareil !
d’un côté ou de l’autre :
Ambassade = Ambassade.
Et bien non. Ce n’est pas pareil…
D’un côté il y a
les Ambassades des pays riches
et de l’autre
les Ambassades des pays pauvres.
Et même il y a quelque part,
dans l’espace, le souvenir
des Ambassades disparues
parce que trop pauvres.
Il manque une troisième berge pour elles.
d’un très grand pays
elle est donc le siège
de nombreuses Ambassades
A Brasilia il y a un lac
et de chaque côté du lac il y a
des Ambassades
Mais il y a :
- le côté des Ambassades
et
- le côté des Ambassades…
Vous me direz c’est pareil !
d’un côté ou de l’autre :
Ambassade = Ambassade.
Et bien non. Ce n’est pas pareil…
D’un côté il y a
les Ambassades des pays riches
et de l’autre
les Ambassades des pays pauvres.
Et même il y a quelque part,
dans l’espace, le souvenir
des Ambassades disparues
parce que trop pauvres.
Il manque une troisième berge pour elles.
18 août 2006
Traduire Neruda
« Confieso que he vivido »
et vingt chansons d’amour
et le grand désespoir de vouloir
traduire
sans nuire
les immenses crêtes de la Cordillère
avec pour référence ultime
les hauteurs de Marseille
et Don Quichotte dans le cœur
mais
comment peut-on dire vrai
sans connaître le goût et l’odeur
sur toute sa longueur
du printemps à Valparaiso
de l’hiver à Rancagua
et, Dieu me pardonne,
sans avoir aimé Maria
à Antofagasta et Valdivia ?
Qui donc pourra parler de vie
d’amour et de désespoir
s’il n’a pas connu les lèvres
de Blanca, de Delia et de Matilde
de Punta Arena à l’Ile Noire ?
et vingt chansons d’amour
et le grand désespoir de vouloir
traduire
sans nuire
les immenses crêtes de la Cordillère
avec pour référence ultime
les hauteurs de Marseille
et Don Quichotte dans le cœur
mais
comment peut-on dire vrai
sans connaître le goût et l’odeur
sur toute sa longueur
du printemps à Valparaiso
de l’hiver à Rancagua
et, Dieu me pardonne,
sans avoir aimé Maria
à Antofagasta et Valdivia ?
Qui donc pourra parler de vie
d’amour et de désespoir
s’il n’a pas connu les lèvres
de Blanca, de Delia et de Matilde
de Punta Arena à l’Ile Noire ?
15 août 2006
10 août 2006
Aux poètes morts
Les poètes
ne se sentent jamais seuls
dans leur tombe
ils peuvent enfin parler
sous terre les langues
poussière de soleil
poussière d’étoiles
avec Dante et Homère
avec Goethe et Hugo
avec Maïakovski et Vallejo
avec Whitman et Bellman
avec Aragon et Wang An Shih
avec Neruda et Alberti
sans oublier David M. Diop
et Césaire bien qu’il soit encore vivant
ils peuvent parler au vent
poussière de soleil
poussière d’étoiles
et aux poétesses de tous temps
Sappho, Al-Khansa’ et Edith Sodergran
et surtout Gabriela et Alfonsina
Dans les vagues de l’océan.
La langue n’est plus un obstacle
quand on dort
d’une belle mort
et la poésie est universelle
quand la terre vous protège du temps
et vous n’êtes plus que
poussière de soleil
poussière d’étoiles.
ne se sentent jamais seuls
dans leur tombe
ils peuvent enfin parler
sous terre les langues
poussière de soleil
poussière d’étoiles
avec Dante et Homère
avec Goethe et Hugo
avec Maïakovski et Vallejo
avec Whitman et Bellman
avec Aragon et Wang An Shih
avec Neruda et Alberti
sans oublier David M. Diop
et Césaire bien qu’il soit encore vivant
ils peuvent parler au vent
poussière de soleil
poussière d’étoiles
et aux poétesses de tous temps
Sappho, Al-Khansa’ et Edith Sodergran
et surtout Gabriela et Alfonsina
Dans les vagues de l’océan.
La langue n’est plus un obstacle
quand on dort
d’une belle mort
et la poésie est universelle
quand la terre vous protège du temps
et vous n’êtes plus que
poussière de soleil
poussière d’étoiles.
07 août 2006
03 août 2006
Quand on ne s’arrête pas…

Quand le soleil tombe
sur les tuiles
fumantes
des dernières maisons
et on ne s’arrête pas
Quand la nuit tombe
sur les tuiles
béantes
des maisons visées
et on ne s’arrête pas
Quand l’aurore s’éveille
sur les fenêtres
brisées
par les dommages collatéraux
et on ne s’arrête pas
Quand le jour se lève
et on ramasse les cadavres
d’enfants
les combattants n’étant plus là
et on ne s’arrête pas
Tous vos beaux discours sont
fumants béants brisés
et les enfants morts
vous montrent du doigt
quand ça ne s’arrête pas
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