31 décembre 2014

Hollande


Elias Crespin



-Hollande veut donner l´image  d´un Président humain, honnête et respectueux  de l´opposition ! Il se trompe de stratégie: son attitude est interprétée,  par toute cette bande de médiocres arrivistes, comme de la faiblesse.  












20 décembre 2014

Noël





-24 décembre  c´est la fête de Noël des chrétiens et les jours  suivants  celui des médecins et des pompes funèbres. Jésus Christ  n´en demandait pas tant...








13 décembre 2014

Fêtes de fin d´année






-La moyenne des dépenses, en France, fut pour les fêtes de fin d´année, en 2013, de 500 euros ! 

Il serait  intéressant de savoir comment  ont fait les nombreux  catholiques, qui vivent au-dessous du seuil de pauvreté, pour manger tous les jours après avoir dépensé leur 500 euros en champagne et en foie gras ! 











07 décembre 2014

Ukraine


Le 1er mai 2014, en Ukraine, sera-t-il le début de la 3ème guerre mondiale ? Ou simplement la suite de la guerre froide ? Ou le début d'une guerre civile entre pro- et anti-russes ? Quelle que soit l'issue de ce conflit c´est évident que la volonté de la majorité des russophones n'est pas respectée ! Pourquoi les Etats-Unis, qui se veulent les défenseurs de la démocratie, n'ont pas accepté une consultation populaire pour déterminer ce que souhaitaient les Ukrainiens ?


Tout simplement parce qu'ils savent que la partie la plus riche et peuplée de l'Ukraine est favorable a l'adhésion à la Russie  plutôt qu´à l'Union Européenne ! Ceci peut nous faire douter de l'indépendance politique de l'Europe ! Puis l'Europe des 27 (ou des 28, je ne sais plus !) a-t-elle vraiment besoin d'un nouveau membre incertain pour renforcer sa position ? Tout ça est confus et douteux !

23 novembre 2014

Solidarité







-Si  tous les français avaient déposé , dans un fond de solidarité, 10% ce qu´ils ont dépensé pour leurs achats de Noël, tous les habitants du pays auraient pu faire la fête et se sentir vivre dans un vrai  monde chrétien.  






16 novembre 2014

Poésie engagée






Un mauvais poème ne deviendra pas bon parce qu'il contient un message politique. Par contre un beau poème, sans contenu, risque d'être aussi éphémère que la vie d'un papillon.





09 novembre 2014

Poutine





-Poutine est un fils de pute, mais un fils de pute intelligent.
Néanmoins  il est dépassé, dans tous les domaines, par le Président chinois. Vous savez, vous, comment s´appelle le dirigeant de la future plus grande puissance économique du monde ?...

Oui, la Chine se réveille. Maintenant c´est nous qui allons devenir insomniaques !




02 novembre 2014

Transgression et cohérence






Pour créer du nouveau il faut nécessairement transgresser l'ancien. Mais pour que le nouveau concept s'impose il faut également qu'il soit cohérent. Ce qui est confus et contradictoire se vend mal !

26 octobre 2014

Et les juifs ?




Peu nombreux (aujourd’hui 15 millions), mais toujours aussi habiles pour le commerce et les affaires, ils s'installèrent partout où ils ont pu vivre et prospérer sans être trop malmenés. Maintenant ils ont même un pays à eux : Israël, mais je crains que ce ne soit pas, en ce moment, le lieu de résidence le plus sûr pour les juifs.


18 octobre 2014

Un peu d´histoire







Les Syriens et les Libanais (soit les Phéniciens) furent sans doute les premiers et les plus osés navigateurs-commerçants de l´antiquité. Ils ramenaient chez eux, lors de chaque voyage, des produits « exotiques » qu´ils vendaient aux commerçants de leur port d´attache. Le « marché » des produits de luxe, destinés aux châtelains côtiers, étant vite saturé ce sont les commerçants et artisans nomades qui les diffusèrent à l'intérieur des terres. Parmi les plus nombreux et organisés il y avait, en Europe, les juifs. Les juifs étaient d'habiles tailleurs, fourreurs, bijoutiers, apothicaires qui savaient transformer les soieries, les fourrures, l'or, les pierres précieuses et les plantes, faciles à transporter, en produits exclusifs destinés aux seigneurs. Quand les commandes devenaient assez importantes, leurs représentants négociaient le droit d´exercer leur métier dans la ville contre le versement d'un impôt. Ils s'installaient dans un quartier qui leur était assigné où, peu à peu, ils achetaient les maisons et les boutiques . Encore aujourd’hui on trouve dans beaucoup de villes « le quartier juif », dont parfois il ne reste que le nom. Ces quartiers réservés favorisent, pendant des siècles, la cohésion culturelle des juifs. Tout en les isolant et parfois en les persécutant (voir l'histoire des pogroms) les pays qui les accueillent , renforcèrent leur identité juive. Par contre les Libanais et les Syriens ont été supplantés, des siècles plus tard, par les conquérants portugais et espagnols qui s'installèrent nombreux dans tous les pays où ils établissaient des « comptoirs commerciaux ».

12 octobre 2014

Mandela est mort !






-Heureusement  que Mandela est enfin enterré. Tous ces extraits de discours hypocrites,  retransmis par la télévision, m´ont indigné...Tous savent que les blancs et les noirs, en Afrique, représentent  deux mondes  irréconciliables.


06 octobre 2014

28 septembre 2014

Ma tête est vide






-En ce moment  je nage dans le brouillard.  Ma tête est vide. Je ne sais pas comment  m´occuper  les jours de pluie!...





21 septembre 2014

Suis-je un poète ?



-Tout ce j´écris me disqualifie pour l´écriture. Malgré  plus de 60 livres publiés artisanalement (de 3 à 300 exemplaires) j´hésite à dire que je suis un  poète.

03 septembre 2014

26 août 2014

Il était une fois










Il était une fois
dans la plus mauvaise foi
un chef qui ne l'était pas
plus d'une fois sur trois
mais la volonté des rois
donne un talent de droit
a ceux nombreux ma foi
qui n'en ont guère ou pas

17 août 2014

Les poètes et le langage




-Les poètes voudraient exprimer toutes les nuances de nos sentiments mais le langage des mots est trop pauvre.  En poésie un chat n'est pas un chat mais l'idée de l´ombre d'un chat imaginaire !

04 août 2014

Bonne poésie


Pablo Flaiszman - nu - 2010



-En réalité il n´y a pas de bonne poésie contemporaine : ce qu’on lit habituellement ce ne sont que des balbutiements d´intellectuels qui, faute de temps  pour écrire des romans de 500 pages, font des ébauches de poèmes hermétiques.

31 juillet 2014

Idées






-Ce sont les idées qui précèdent les progrès de l´humanité mais ce sont toujours les révolutions les plus sauvages et inhumaines qui les font appliquer. 

20 juillet 2014

Uniforme




-Tout ce qui porte un uniforme est l´ennemi des bons poètes.  La bonne poésie refuse  la  discipline . La bonne poésie ne peut être que subversive.

09 juillet 2014

La poésie






-La poésie  est la libre expression des sentiments d´amour et de haine des hommes libres. Ou tout au moins  de ceux  qui croient encore être libérés !




Les vilaines pensées de Nostravenius...

03 juillet 2014

Agro-industrie






-Dans le monde de l´agro-industrie les containers réfrigérés ont remplacé  les paysans et les bonnes terres agricoles.


Les vilaines pensées de Nostravenius...

22 juin 2014

Gros industriel






-Combien d´ouvriers doit-on employer pour être considéré « un gros industriel », à une époque où les industriels sous- traitent et délocalisent  toute  leur production en Chine?

09 juin 2014

Capitalistes








-A partir de combien de milliards de dollars est-on un capitaliste ? Et à partir de combien on ne l´est-on plus ?



Les vilaines pensées de Nostravenius...

05 juin 2014

Capitalisme



Travailleurs catalans




-Un gros capitaliste est quelqu’un assez habile pour pressionner les petits patrons afin qu’ils fassent  travailler dur  les pauvres. Ce n´est ni évident ni  facile de faire travailler des gens qui n´ont rien pour enrichir les riches ! Même les esclaves  parfois se rebiffent ! 



Les vilaines pensées de Nostravenius...

29 mai 2014

La vie

SDF - RER Charles de Gaulle-Etoile


C'est la vie !
Répètent sans cesse les survivants
de la nuit.

C'est la vie
quand tout va mal
et quand il pleut à torrents
sur le trottoir gluant
de la déchéance
sans amour
sans espoir
et la crasse la crasse
qui vous bouffe la vie.

C'est la vie !
Quand on tombe dans le ruisseau
gris de la dernière pluie
l'alcool qui vous sert de lit
qui vous sert d'oubli
sans un toit
sans amis
et la crasse la crasse
qui vous bouffe la vie.

D'ailleurs :
Est-ce vraiment une vie ?...

09 mai 2014

Société socialiste


Martin Blaszko


Libre et solidaire
tu travailles
pour la fourmilière
pour tes enfants pour tes frères
tu travailles pour tous
pour tes voisins
nous sommes tous cousins
pour le bonheur
tu travailles utile
pour la paix, camarades,
et non plus pour la guerre
finie la misère, camarades,
car nous sommes tous cousins

oui, nous sommes tous frères.



Poèmes prolos

01 mai 2014

Société capitaliste







La patron est un tigre
un fauve tueur
qui fait peur, camarades,
qui fait peur.
Les chefs et les contremaîtres
sont des hyènes
des bouffeurs de chair
d´ouvriers, camarades,
des hyènes qui se nourrissent
de travail à la chaîne
et de haine, camarades,

et de haine.




Poèmes prolos

27 avril 2014

Société tribale


Carpani - Huelga



La société tribale, camarades,
est comme un attelage de chiens
à un traineau
tous tirent du même côté
et en avant
toujours sur la même piste
(mon père l´empruntait
et avant lui mon grand-père
et toujours le même fouet)
et en avant
tous ensemble, camarades,
tous ensemble
mais c´est toujours le maître

qui tient le fouet !



Poèmes prolos

20 avril 2014

Solidarité



C´est un mot magique
qui va bien au-delà de la
liberté-égalité-fraternité
de notre République
car à quoi bon la liberté
sans amour et générosité ?
A quoi bon l´égalité sans
la camaraderie de l´amitié ?
Quant à la fraternité
sans affection et respect 
mieux vaut l´oublier !

Si vous ne me croyez pas
demandez à un notaire
il pourra vous expliquer
comment un héritage
peut devenir une guerre
où on voit les sœurs
où on voient les frères
pour un bout de terre
se haïr et s´entre-tuer.

La solidarité
c´est l´amour de la justice
c´est l´amour du prochain
la solidarité
c´est aussi la générosité
c´est se tenir par la main.

La solidarité
c´est la plus pure morale
celle qui sème le bien
la solidarité
c´est quand vous partagez
vos joies avec vos voisins.

La solidarité
c´est tous ensemble
pour apporter de l´aide
la solidarité
c´est donner son soutien
aux oubliés et aux faibles.

La solidarité
c´est les dix commandements
de notre vie en société
la solidarité
c´est bien l´accomplissement
d´un désir de générosité.

La solidarité
est la formule magique
pour apprendre à donner
et à partager la musique
pour vivre en paix.


Oui, pour vivre en paix.




Poèmes prolos 

14 avril 2014

Les mains sales





L'homme des villes modernes
se divise en deux catégories :
Les travailleurs manuels
aux mains sales
et les employés de bureau
aux mains propres.

Tout deux font tourner le moteur
des machines à fabriquer
de l´argent pour les investisseurs.
Les patrons eux sont à part
les patrons n'ont pas peur
car les banques leur prêtent
votre argent pour que les banquiers
ne se salissent pas les mains.
Les mains sales sèment récoltent
fabriquent réparent transportent
habillent nourrissent soignent
transforment nettoient abreuvent
nos sillons de leur sang.

Les mains propres
peuvent mépriser l'ouvrier
car ils savent compter
l´argent du patron
par milliers et par millions.
Car c´est comme ça
ne me demandez pas pourquoi
le petit peuple est si con.

Le matin tôt les trains de banlieues
transportent par wagons entiers
ces hommes gris et tristes
vers l´usine ou le chantier
toujours les premiers arrivés
et pourtant mes amis
toujours les derniers servis
car le prolo est une machine
qui exécute des ordres
sans penser et sans opiner
d´autres appuis sur les leviers.

Ne me demandez pas pourquoi
c´est toujours comme ça
pourquoi, oui, pourquoi l´ouvrier
qui fait le plus dur travail
est toujours le moins bien payé
c´est comme ça et voilà tout ?

On remplace dans les usines
la main de l´ homme
par des machines
on produit toujours plus
plus vite et plus beau
avec l´assistance de l´électronique
mais on ne peut pas remplacer
le consommateur par des robots.
L´ouvrier au chômage
est une mauvaise affaire
pour l´Etat et pour l´économie
trop d´automatisme tue l´industrie
pourquoi les entrepreneurs
refusent de comprendre
qu'ils scient la branche
sur laquelle ils sont assis ?

Pourquoi ce sont toujours
les mêmes qui trinquent
la loterie des perdants
toujours derrière
toujours derrière
et comme dit la chanson
jamais devant.

La misère accrochée au cou
le prolo parfois s'agite
syndicat grève et coups
de poing levé et colère
les patrons ont peur
on menace les actionnaires
de cordes et de lampadaires
c´est la révolte des travailleurs
contre les machines
contre les horaires
et contre le rythme imposé
qui d´année en année s´accélère
pendant que le syndicat négocie
une augmentation de salaire.
C´est comme ça
ne me demandez pas pourquoi
je ne suis qu'un vieux poète
pourquoi l´homme est si bête
et si peu solidaire
et pourtant il en crève
oui mes amis il en crève
qu'il soit riche ou pauvre
patron ou prolétaire

tous finissent au cimetière.


Poèmes prolos

06 avril 2014

Conclusion optimiste

Verkebäck - Suède



 Malgré les industriels pollueurs, malgré les banquiers spéculateurs, malgré les politiciens corrompus, malgré les journalistes qui rampent, malgré les porteurs d'uniformes uniformément déformés par la haine de la juste révolte, malgré les silencieux craintifs, malgré les collabos actifs, malgré les canailles, les sans scrupules, les traître, malgré les marchands d'armes, de drogues, de femmes, malgré les fanatiques religieux et malgré les supporters des équipes nationales de football, malgré les raz-de-marée, les tremblements de terre, la sécheresse dans le désert et les inondations là où il pleut trop, malgré le chômage, les grêves et les chefs de bureau, malgré les terroristes, les racistes et les tayloristes, malgré les milliers d'avions dans le ciel et les millions de voitures dans les villes, malgré les abus de produits chimiques dangereux dans l'agriculture industrielle, malgré la « mal-bouffe » dans les pays où les gens meurent de trop manger et malgré les carences alimentaires dans les régions de famine, malgré les ravages du sida, du cancer, du paludisme et, ne l'oublions pas, de l'âge, malgré les femmes infidèles et les maris détrousseurs de femmes de chambres emigrées, malgré les échecs professionnels, les mariages ratés et les divorces réussis, malgré les déceptions et les trahisons j'affirme que la vie vaut la peine d´être vécue. Oui, la vie peut être belle et lumineuse. Pas toujours, certes, mais tant qu'il y aura des poètes qui se battent pour la justice sociale, pour plus de solidarité, pour plus de liberté, pour plus de générosité il y aura l'espoir d'un monde meilleur. Oui, une ronde aimable où il fera bon vivre tous ensemble.    

30 mars 2014

Anti-sarkosisme est-il constructif ?




Depuis sept ans, Jean-Luc Gonneau, sous divers pseudonymes, fustige l'Etat UMP et son chef suprême Sarkosy. La « Gauche Cactus », qu'il revendique, n'est guère plus tendre quand il s'agit de critiquer la gauche molle qui s'agite – avec un certain succès – pour prendre la relève. Gonneau, comme les autres auteurs de ce petit recueil, rêve d'une profonde réorientation de la politique. Il prône d'indispensable changements de pneus et même de bicyclettes et non pas de rustines de dépannage ! On ne passe pas de la monarchie à la république sans changer les structures de l´Etat. On ne passera pas du capitalisme sauvage, pollueur et destructeur d'emplois, en faisant des courbettes aux patrons délocalisateurs d'industries et champions de l´évasion fiscale.
Les patrons escrocs doivent savoir qu'ils risquent de tout perdre. Tant qu'on ne considérera pas, comme en Suède à l'époque de la social-démocratie, que tricher sur la déclaration d'impôts est un crime, il y aura toujours des fraudeurs. Par ailleurs, les produits en provenance d'entreprises étrangères qui ne respectent pas les lois internationales du travail - ces lois existent - doivent être fortement taxés. Puis les entreprises nationales, qui ne respectent pas les règles du jeu, doivent être nationalisées et transformées en coopératives.

Il ne faut plus tergiverser quand il s'agit de questions aussi grave que le chômage, la pollution de l'air et de l´eau – donc de la santé publique – et l'aménagement de la production et de l'habitat pour l'économie d'énergie. Tout pour le bien-être des populations. L'heure est venue de changer radicalement la société...C´est urgent !

23 mars 2014

René Char et Raúl Gustavo Aguirre

René Char et Raúl Gustavo Aguirre


61 ans après la publication d'un hommage du poète argentin Raúl Gustavo Aguirre (1927-1983) au poète français René Char (1907-1988) dans la revue d'avant-garde
« poesía buenos aires », ces deux grands poètes se rencontrent dans un livre publié par Gallimard. La veuve de Char, Marie-Claude, lors d'une visite à Buenos Aires rencontre la veuve de Raúl Gustavo Aguirre, Marta, et lui propose de s'occuper de la publication de la correspondance entre ces deux poètes. C´est chose faite. Le livre est présenté au Salon du Livre de Paris de 2014. C´est l´année de l'Argentine ! C'est une sage décision des organisateurs car il y a longtemps que la littérature française occupe une place de choix dans la culture argentine !
Quant à René Char, s'il était venu à Buenos Aires en 1953, lors de la publication du numéro double de la revue, il aurait certainement été surpris par sa popularité dans le milieu de la jeune poésie « porteña ». Bien qu'éditée à seulement 600 exemplaires « poesía buenos aires » a laissé des traces indélébiles dans le style de l'écriture poétique.
Alain disait que : « Le poème est un miracle, le seul miracle humain ». La publication de ce livre en est la preuve !


16 mars 2014

La culture maltraitée



Quand on parle de crise économique, dans un pays de culture, les jeunes artistes doivent, préventivement, faire quelques trous supplémentaire à leur ceinture...L'art et la culture étant considérés, dans un pays comme la France, comme un luxe – puisque, dans un système de culture bourgeoise, les modestes sont exclus – c'est évident qu'on commence par réduire les subventions à tout ce qui n'a pas une valeur commerciale établie. C'est-à-dire que l'Etat soutient, dans ces moments difficiles, ceux qui n´en on pas besoin et laisse tomber les autres. Quoi qu'il en soit l'art devient, de plus en plus, une marchandise exclusive. Mais ne l'a-t-il pas toujours été ? Sait-on, par exemple que l'opéra, qui bénéficie d'un important budget de fonctionnement, ne concerne que 3% de la population française ? Et que, si les spectateurs devaient payer le prix réel du billet d'entrée, plus personne n'irait à l'opéra ? Ce qui est valable pour l'opéra l'est aussi pour toutes les expositions de prestige. Le prix des entrées et les revenus de la boutique, au Louvre, ne couvrent même pas le 20% du coût de fonctionnement. Pourtant qui visite, en grand nombre, le Louvre sinon les touristes étrangers et les provinciaux ? Est-ce ça la politique culturelle ?...

 Donc, quand André Rouillé dénonce les réductions - bien réelles - des subventions de l'Etat à la Culture, il est utile de s'enquérir de quelle culture il s'agit ! Si l'Etat fait des économies, dans une période de crise, sur les activités historiques et sur les fonctionnaires, en surnombre, du Ministère nous pourrions le comprendre. Mais si les économies sont faites sur les créateurs de culture vivante et populaire, nous ne sommes plus d'accord !

07 mars 2014

Les poètes des DOM-TOM en colère




Quelques poètes des îles souhaitent une société avec plus de « poétique ». Le « pouvoir d'achat » et le « panier de la ménagère » sont importants mais ne sont pas suffisants pour donner un sens à l'existence. Ils veulent qu'on fasse la différence entre les produits « de première nécessité » et ceux de « haute nécessité ». L'idée de « haute nécessité » serait : « tout ce qui constitue le coeur de notre souffrant désir de faire peuple et nation, d'entrer en dignité sur la grand-scène du monde, et qui ne se trouve pas aujourd'hui au centre des revendications en Martinique et en Guadeloupe, et bientôt sans doute en Guyane et à la Réunion ». En bref, nos territoires d'outre-mer revendiquent le respect et la dignité pour leur propre culture. C'est-à-dire qu'ils demandent, aux autorités politiques françaises, la chose qu'elles ont le plus de mal à admettre : un système fédéral de gouvernement.
Le pouvoir centralisateur parisien n'est pas près - malgré ses simagrées de décentralisation - à accepter les particularismes de chacune de ses régions. La recherche de l'unité du peuple français, par l'éducation publique et l'impérialisme culturel de Paris, pourraient même trouver une justification politique légitime : l'égalité républicaine. Mais quand on connaît le mépris des élites parisiennes pour les provinces et les provinciaux (les ploucs...), sur son propre territoire, on voit mal comment ils pourraient accepter les spécificités culturelles de leurs - appelons-les par leur nom - colonies d'outre-mer.

 Ne craignent-ils pas qu'après la lutte pour une plus grande autonomie des régions, ne vienne l'exigence légitime des peuples pour leur indépendance ?  

27 février 2014

L´écologie aussi nous concerne


Vélib + poubelle + les enfants perdus



 Mon petit dossier parle aussi d´écologie. On le signale, certes, bien que chaque consommateur de produits industriels participe activement, chaque jour, au remplissage des poubelles avec, entre autres, des emballages plastiques. Des résidus solides qui seront encore là, dans mille ans, pour témoigner, de notre manque de civisme. Mais que faire pour obliger les industriels a utiliser des emballages recyclables ou de détérioriation rapide et propre ? Comment empêcher que les nombreux produits toxiques, versés dans les dépôts d´ordures ménagères, atteignent, entraînés par l´eau de pluie, l´eau des rivières ou celle du sous-sol ? Et que dire des déchets toxiques ou radioactifs produits en grandes quantités par les industries civiles ou militaires ? Combien de bateaux-poubelles ont – malencontreusement ?... – coulé dans le fond des océans ? Combien de sous-marins à propulsion atomique rouillent, lentement, au fond des mers avant de libérer leur poison ? Combien de temps encore pourrons-nous manger du poissons et des légumes frais sans nous exposer à de graves intoxications ? Nous assistons au développement terrifiant, dans les pays à haut niveau de vie, de certaines maladies comme le cancer, le diabète ou l´asthme ainsi que des affections inguérissables comme alzheimer ou parkinson, dont ni les médecins ni les chercheurs peuvent (ou veulent ?...) nous expliquer l´origine ! Malgré les cotisations obligatoires à la Sécurité Sociale, les soins de santé sont devenus tellement coûteux et le nombre de malades tellement important que toutes les caisses sont déficitaires. Les industries et leurs produits sont-il aussi inoffensifs que les industriels l´affirment ?

21 février 2014

Parfois

Panko -  ©Emi Baron


Parfois je voudrais pouvoir dire :

Voilà c'est moi
voilà ce que j'ai fait
avec mes rêves et mon âme
avec le temps qui casse
le temps qui fane
sans laisser de traces
avant de fleurir
avant de mûrir
avant même notre naissance
et cette peur dans les tripes
cette peur de mourir dans la crasse
cette peur de vivre qui lasse
de tant de vide
dans le trop plein
du désespoir quotidien.

16 février 2014

La publicité commerciale




Je crois que si on questionnait, dans la rue d'une grande ville, les passants et on leur demandait de répondre sans réfléchir : A quoi pensez-vous ?... Une majorité répondraient, spontanément : « A une grande marque ! » Il semblerait même que 80% du marché publicitaire en France soit financé par seulement 0,04% des entreprises. Le chiffre d´affaires annuel de la publicité - qui dépasse les 30 milliards d'euros par an (!!!) – a, bien entendu, un impact dévastateur sur l'esprit des populations ! Depuis la plus tendre enfance nous subissons, inévitablement, un bombardement incessant de slogans publicitaires pervers qui annihilent, en nous, tout esprit critique.
Cette semaine, un ami brésilien me racontait qu'il avait rencontré, en Europe, un compatriote dans un supermarché qui se réjouissait de retrouver la même marque de pâte dentifrice qu'au Brésil ! Il était persuadé que Colgate étaient un produit brésilien !

On estime les dépenses mondiales, en publicité, à plus de 450 milliards de dollars par an. Par ailleurs, un économiste tiers-mondiste a calculé qu'avec 161 milliards on pouvait nourrir, éduquer et soigner tous les enfants pauvres du monde. Soit d'un côté 450 milliards pour stimuler la consommations de produits industriels - pas toujours très utiles - et de l'autre 161 milliards, introuvables, pour une action humanitaire pourtant urgente et indispensable, pour sauver des millions d'enfants de la faim et de la misère ! Est-ce que les dirigeants politiques, des pays industriels, admettent leur part de responsabilité dans cette situation ?...Ne pourrait-ils pas taxer les dépenses en publicité pour financer l´aide humanitaire ?

09 février 2014

A lire et à méditer





En 2010 j´ai réuni, dans un livre artisanal, cinq articles sur la situation politique et culturelle de la France pour l´envoyer aux copains qui partagent mon indignation. Ces articles étaient les suivants :
-« La publicité nuit gravement à la santé de l´environnement » par Michael Löwy et Etienne Rodary.
-« Le manifeste de neuf intellectuels antillais pour des sociétés pos-capitalistes ».
-« La culture pour une économie durable » et « La culture sous le régime impérial » par André Rouillé.
-« Meilleurs voeux pour 2010 » par Jean-Luc Gonneau.
Ces textes et ces commentaires engagés, que mon épouse a glanés sur internet, sont insuffisamment diffusés. Ces articles, inquiétants par leur franchise et leur clairvoyance, ne sont guère publiés par la presse dite « libre » qui envahit les kiosques à journaux. La « globalisation », dont certains journalistes parlent sans trop approfondir le sujet, n´est rien d´autre que le totalitarisme ploutocratique qui nous gouverne.

Bien que les opinions hostiles au gouvernement ne soient plus punies, en Europe, par des persécutions ou des disparitions, les contestataires sont toujours considérés comme des perturbateurs de l´ordre. Mais, de nos jours, les méthodes « démocratiques » de conditionnement des cerveaux sont plus subtiles. Partout, sans interruptions, nous recevons des milliers de messages publicitaires qui nous transforment en dociles consommateurs de produits industriels. L´essentiel, voyez-vous, c´est que vous souteniez le « libre marché » en achetant toujours plus...  

02 février 2014

Logement

Logements à Montmartre dont un saccagé par des vandales



Chacun doit avoir un toit
un refuge
un emploi
chacun doit pouvoir construire
un cabanon ou une villa
pour avoir son petit chez-soi
en ciment en briques
ou en bois
des murs des fenêtres
des portes et un toit
un pays
et un vrai emploi
pour vivre heureux
chez soi
entouré d´amour et d´amis.

Encore une utopie ?...Merde alors !
Pourquoi la vie est-elle si compliquée ?

26 janvier 2014

Le crédit en Argentine en 1940



Dans ma jeunesse, en Argentine, on ne connaissait pas le crédit de longue durée. On achetait quelque chose de cher que quand on avait les moyens de le payer... au comptant. Il n´y avait que dans les films où parfois, pour faire rire, on voyait l´élégant héro se cacher de son tailleur de quartier car il lui devait encore de l´argent sur son dernier costume. Le costume était la grande dépense somptuaire, obligatoire, de l´ouvrier. Pourquoi obligatoire ? Car pour entrer dans une salle de cinéma ou dans n´importe quel restaurant ou lieu de spectacle, il fallait avoir veste et cravate. Même au lycée c´était, pour les garçons, veste et cravate obligatoires (pour les filles c´était la blouse blanche. Bien entendu les lycées n´étaient pas mixtes !). Par ailleurs, un ouvrier ne pouvait pas monter, en vêtements de travail, dans un bus. Toutes les usines avaient des douches et des vestiaires pour que les ouvriers puissent se changer avant de partir. Souvent ils échangeaient leur bleu de travail, contre un beau costume et une chemise blanche agrémentée d´une cravate ainsi que de chaussures bien cirées. Le prolo sortait de la crasse de son atelier pour se transformer, dans la rue, en prince charmant. Il devenait, au niveau de l´élégance, l´égal du patron sauf que le patron se distinguait du salarié, par sa voiture personnelle.

Par contre si les modestes ne s´endettaient pas au-delà de leurs possibilités financières, l´épicier, le boucher, le boulanger et le laitier (qui laissait ses bouteilles de lait devant la porte de la maison !) se faisaient payer une fois par mois, le jour après la réception du salaire. Plus tard, les commerçants savaient que c´était très risqué !

Chroniques indignées II

18 janvier 2014

Les patrons ont-ils gagné ?...




Que peut dire ou faire le petit peuple des électeurs, quand il découvre que les responsables politiques, qu’il a élus pour qu'ils gouvernent et défendent les intérêts de leur pays, ont signé, par négligence ou par opportunisme , des accords internationaux qui les empêchent d 'exercer leurs fonctions? Ils n'ont plus aucun pouvoir car ils ont été manipulés et dépossédés par le seul vrai décideur, dans un pays capitaliste : l'argent ! Le Medef ose affirmer: « Sans nous vous ne pouvez pas gouverner ». Mais certains citoyens responsables se posent la question de savoir, si c'est encore possible de gouverner avec eux ?
Pourtant les patrons, malgré les nombreux avantages obtenus, ne sont toujours pas contents ! Pour eux payer des impôts sur le revenu est un abus de pouvoir de l’État !

Pour investir en France ils demandent à l’État d'alléger les charges, de réduire les impôts, de donner plus de souplesse dans la gestion du personnel, de généraliser les contrats à durée limitée, etc. Il exigent, pour que l'entreprise soit compétitive, tellement de mesures au détriment des travailleurs, qu'un retour à l'esclavage n'est plus à écarter. Malgré les avantages qu'ils ont obtenus les entrepreneurs s'éloignent, progressivement, à travers les achats et les ventes en bourse , de leurs pays d'origine et s'installent dans des « paradis fiscaux » qui leur offrent tellement de facilités au niveau des impôts, des salaires et des capitaux que plus aucun pays développé (soit les pays jusqu'alors dominants, car industrialisés et socialement avancés) ne pourra céder, à leurs exigences, sans tomber dans la déchéance sociale. Jusqu'où iront-ils ?... 

Chroniques indignées II

05 janvier 2014

Que peut-on raconter dans un blog un dimanche matin, à Goiânia, après une bonne nuit de sommeil et un délicieux petit déjeuner ?


Tomie Ohtake


La mondialisation n'a pas que du mauvais : pour preuve mon petit déjeuner ce matin. Ma chère épouse m'avait préparé (comme chaque jour) une délicieuse salade de fruits tropicaux (Puisque nous vivons sous les tropiques, autant en profiter, n'est-ce pas !). Mais la suite du petit déjeuner devait plus aux échanges commerciaux internationaux qu'à la production locale. Les petits pains briochés était certes, fabriqués sur place, mais avec des recettes européennes, par contre la confiture était 100% française, fabriquée, selon l'étiquette par Casino mais, d'après moi, dans les usines de « Bonne Maman » (A moins, bien entendu, qu'elles aient été rachetées par Casino). Voilà la bonne question : Qui sont les actionnaires majoritaires de la chaîne brésilienne « Pão de Açucar » qui distribue les produits Casino dans ses super-marchés de Goiânia, dont la confiture que j´achetais en France avec l'étiquette « Bonne Maman ». Ça devient très compliqué mais ne vous inquiétez pas : c'est voulu ! De toutes façons c'est certainement plus compréhensible que les ignobles combines d´achat et de vente d´entreprises nationales qui deviennent, par les subtiles lois du libre marché : « Internationales » (financées par nos banques). Plus tard, par les saines lois de l´évasion fiscale, ces fraudeurs deviennent des : « Entreprises transnationales ». C´est alors qu´elles commencent à délocaliser toutes leurs fabrications dans des territoires « off-shore », à la grande indignation des syndicats ! Ne croyez vous pas que, quelque part, on se moque de nous ?

Chroniques indignées II

01 janvier 2014

Ma nuit du jour de l´indépendance du Brésil


Pez (vers 1942) - Joaquin Torres-Garcia


La nuit du 7 au 8 septembre fut la plus bruyante que nous ayons vécue, dans notre quartier, depuis notre arrivée au Brésil. Ça a commencé avec un feu d'artifice ! Suivi par des chants scandés par des centaines de voix, avec plus d'enthousiasme que de talent. Nous sommes habitués aux bruits de ces manifestations sonores, plus ou moins musicales, car elles se répètent lors de chaque rencontre de football dans le stade. Le grand stade se trouve à, plus ou moins, deux kilomètres de chez nous, mais les chants de guerre des supporters arrivent a faire trembler nos fenêtres. Mais ce soir là il y avait quelques chose d'inhabituel : Après les chants, accompagnés par moment de musique légère, il y avait des discours enflammés hurlés dans un microphone ! Je supposais, étant donné le volume des hauts-parleurs, qu'il s´agissait de discours patriotiques. Le matin j´appris, par une voisine, que j'avais tout faux : Il s´agissait d'une gigantesque réunion organisée par une église protestante ! Les chants et la musique étaient des psaumes à Jésus-Christ qui, déformés par la distance, me faisait croire qu'elle provenait d´une fête organisée par les supporters du club de foot. Quand aux discours, c'était rien d'autre que des exhortations et des prières destinées à renforcer la foi des croyants.

Cette manifestation religieuse dura, sans interruptions et sans que les participants baissent le volume, de 10 heures du soir à 6 heures du matin ! Fort heureusement la fête à fini un dimanche, donc les voisins catholiques (toujours majoritaires dans ce pays) auront pu faire, Dieu merci ! la grasse matinée, après une nuit blanche ! 

Chroniques indignées II