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16 septembre 2013

Le Medef et la communication









Quand on entend à la télévision la représentante du syndicat des gros patrons (le Medef), Laurence Parisot, on a la sensation que le gouvernement français a pour seul objectif et fonction, d´empêcher les grosses entreprises françaises de grandir et de créer des emplois dans le pays. « Trop d´impôts tue les payeurs d´impôts », disait, je ne sais plus quel génie de la finance. Laurence Parisot déclare á la télévision, quelques décennies plus tard, à peu près la même chose : « Sans nous il ne peut pas y avoir de croissance ! ». Puis peu à peu les gros patrons, bien qu´ennemis de la négociation et profondément individualistes, éblouis par les succès du capitalisme moderne Nord-Américain, se sont organisés en un « syndicat patronal » pour faire du « lobbying ». Et ça marche. Ils ont racheté tous les journaux, les hebdomadaires et les télévisions, avec leurs équipes de journalistes très professionnels et très souples, pour faire passer leurs messages sans obstructions gênantes. Tant et si bien qu´il n´y a plus personne pour les contredire : L´opinion des patrons est la seule à être diffusée en France ! «  Mais depuis les journaux perdent leurs lecteurs et sont déficitaires » disent les comptables. « Pas de problèmes, répondent les patrons, nous les soutiendrons avec la publicité de nos propres entreprises ». Ce sera des impôts de moins à payer et, croyez-moi, c´est un très bon investissement. Plus aucun homme (ou femme) politique ne peut être élu sans notre soutien. Nous les tenons tous par la barbichette...Vive le Medef !     

Chroniques indignées II

17 août 2013

Les classes moyennes révolutionnaires


photo Patricia Avena Navarro



Je souhaiterais avoir assez de talent et de connaissances pour entremêler et superposer l´histoire contemporaine et ma propre histoire. C´est-à-dire essayer de comprendre et déterminer, pour moi-même et pour les amis qui me lisent, les étapes assez mouvementées de mon existence d´exilé volontaire (qui m´a pourtant toujours semblé, au quotidien, assez calme et sans grand intérêt), en quoi ma vie accompagnait l´histoire et en quoi elle la devançait ! Après tant de voyages et de rencontres insolites avec des gens de cultures très différentes mais qui, au fond, se ressemblaient dans leur souhait d´une vie meilleure que celle que nous avions - qui n´était pourtant pas si mauvaise que ça ! - L'ambition des classes moyennes est, presque toujours, de posséder ce qu´ils n´ont pas ! Et quand ils ont à peu près tout (souvent acheté à crédit), comme leurs voisins, ils s´ennuient. Curieusement ce n´est pas dans les milieux les plus défavorisés où naissent les plus passionnés et intransigeants révolutionnaires, mais dans les classes moyennes éduquées. Ce sont souvent les révoltés de classe moyenne les plus agressifs partisans du changement radical de société. J´ai connu quelques vrais révolutionnaires, dont un artiste argentin de grand talent, Ricardo Carpani (1930-1997). Sa rigidité idéologique n´était pas toujours facile à supporter. Je pense que, si la révolution qu´il souhaitait avait pris le pouvoir dans son pays, elle n´aurait pas été plus clémente, pour ses opposants, que le fut la dictature militaire. J´ai toujours préféré fréquenter des gens plus calmes et sereins, bien que conscients des problèmes sociaux de leur pays. Les fanatiques me font peur !

Chroniques indignées II 

22 juin 2013

Une nuit banale




Je me couche généralement vers 10 ½ heures après avoir vu un film à la télévision sur TV5 Monde (en français !) ou sur l´une des chaînes nord-américaines en V.O. (sous-titrés en portugais). Les progrès sont fantastiques depuis le cinéma de quartier du samedi soir, en famille (et pas tous les samedis : Nous n´étions pas les Rotschild !) aux 60 chaînes à la maison, assís sur notre sofa préféré, en sirotant un verre de Chivas Régal de 12 ans d´āge (Pas tous les jours : Nous ne sommes pas Bill Gates !... et surtout notre foie n´est plus ce qu´il était !). Voilà, je me couche donc « à l´ancienne », c´est-à-dire sur le dos, appuyé sur plusieurs coussins. C´est la meilleure façon de respirer calmement, sans m´étouffer, que j´ai trouvée pour dormir, depuis que j´ai eu une trachéotomie (je ne respire plus par le nez ou par la bouche, mais par un trou dans la gorge !). Fréquemment je m´endors quelques minutes plus tard et je me réveille, pour la première fois, entre minuit et une heure du matin. Je vide ma vessie et je me recouche. Là je dors encore deux ou trois heures sans problèmes. Une fois de plus je me lève et je visite les toilettes, puis je me recouche. C´est normal à mon âge ! (J´ai fêté mes 82 ans il y a quelques jours !). C´est seulement alors que commencent mes « insomnies » hypnotiques d´écriture automatique ! J´écris des pages entières de textes manuscrits (avec des lettres majuscules). Le plus difficile ce sont les corrections : J´ai beaucoup de mal à retrouver les erreurs ! Puis j´écoute les bruits de la nuit pour essayer de deviner quand je dois me lever pour écrire « Ma lettre à Momo », qui est ma façon de dialoguer avec Monique, depuis que j´ai perdu la voix.

Chroniques indignées II 

08 juin 2013

Pour terminer...




Pour terminer cette série de blogs - qui se ressemblent sans se rassembler – je vais avoir recours à l´imagination poétique. Est-ce que les journalistes ont conscience de la médiocrité des informations qu´ils nous jettent en pâture, tout en dénonçant le manque d´intérêt des gens pour la politique ? On sait d´ailleurs, par les journaux, que 40% des électeurs français s´en foutent de qui sera leur Président ! Alors, les marchands de nouvelles, au lieu d´appeler le peuple à un plus grand civisme, vont au plus facile : Ils continuent à nous parler de foot et de modes. Pas un seul journal fait, honnêtement et avec rigueur, son devoir de bien informer les lecteurs en révélant, par exemple, ce que cachent les discours des politiciens. Je reconnais que tout ce que j´écris sur la politique manque de profondeur et de documentation sérieuse. Mes chroniques indignées sont plus l´indication d´un « état d´esprit » qu´une analyse sérieuse du sujet. Quand je parle, par exemple, des banques je ne peux me référer qu´à ma propre expérience de dépôts et de transferts de fonds dans les divers pays où j´ai vécu (bien que sur trois continents !...). Je n´ai jamais possédé des actions ni des bons d´Etat. Par contre, pour protéger mes modestes économies de l´inflation ou d´éventuelles dévaluations, j´ai demandé conseil aux banquiers et une fois sur deux j´ai perdu de l´argent. Mon expérience de militant, au parti socialiste, ne m´a pas non plus beaucoup aidé à mieux comprendre la politique de mon pays. Je ne peux pas dire non plus que j´ai été déçu car je n´ai jamais rien attendu de la politique sauf, peut être, un peu d´honnêteté des élus et le respect des promesses.

Chroniques indignées

30 mai 2013

Allô ! l´OMC ?...personne ne répond ! Pourquoi se cachent-ils ?

Rosario Bond Behind the Scenes, (All My Friends Series) 2009 Oil on Canvas 24x24 inches


Quand les pays riches, car industrialisés, voulurent étendre leur clientèle hors de leurs frontières et de leurs anciennes colonies (toujours dépendantes mais essayant de diversifier les sources de « l´aide »), ils se heurtèrent à des « taxes aux importations » (qui étaient, pour certains pays, leur principale source d´impôts). Ce système de collecte d´impôts aux frontières fut considéré, par les exportateurs, comme un frein au libre commerce. Il avait en plus l´inconvénient, à chaque arrivage, de mettre les exportateurs dans l´embarras : ils ne savaient plus qui il fallait corrompre pour faciliter le dédouanement rapide ! Par ailleurs ces taxes, souvent excessives, donnaient naissance a un prospère négoce de vente de produits frelatés de contrebande. Les pays fabricants de dentifrice, d´appareils ménagers et de voitures, qui étaient arrivés au point de saturation de leurs marchés habituels, devaient à tout prix trouver de nouveaux débouchés pour leurs produits. Mais les seuls pays, encore avides de produits de consommation, manquaient de devises pour les importations. « Qu´importe, on leur donnera des crédits ! » Ont dit les pays riches. Les experts concoctèrent un magnifique projet d´accord multilatéral qui avait, surtout, pour finalité de réduire les taxes aux importations. Le premier résultat de cette opération de « saine libération du commerce international » fut la ruine, chez certains importateurs, de leurs industries nationales ! Le deuxième fut que d´autres, s´industrialisèrent et devinrent de redoutables concurrents des pays riches, menaçant leurs puissantes industries de jadis! 

Chroniques indignées

24 mai 2013

Ces banquiers hors la loi




Comme tout le monde j´ai confié mes économies à une banque. Je croyais la banque plus sûre que le matelas pour me protéger des voleurs. Je n´imaginais pas que le plus grand voleur, de tous les temps, était ma propre banque. Si l´Etat n´était pas intervenu, en leur prêtant des sommes astronomiques, nous aurions perdu tout notre argent. Que s´est-il passé ? C´est simple les banquiers ont cru qu´ils avaient trouvé la formule pour transformer le plomb en or ! Ils se sont mis à spéculer sur les actions, les devises et les bons d´Etat. Pendant quelques temps, ils gagnèrent. C´était une roulette qui neuf fois sur dix avait des numéros gagnants. Alors ils se sont mis à emprunter des sommes colossales qu´ils ont confiées à de jeunes génies capables de comprendre les mécanismes qui permettaient que l´argent qu´ils empruntaient sur le marché, à 3% par an, pouvait rapporter à la banque 3% par mois ! Les vieux directeurs, étaient habitués à une gestion conventionnelle : soit on donne 3% par an aux clients qui nous confient leurs économies et on prête cet argent à 6% à des entrepreneurs qui offrent toutes les garanties de solvabilité. Une gestion de père de famille, comme on dit dans le milieu de la finance. Ne voilà-t-il pas que des spécialistes de la bourse commencent à se moquer de la prudence des banquiers français ! Aux Etats-Unis (le pays phare et modèle de la réussite capitaliste) les banques gagnent des milliards à la bourse, qu´attendent les banques françaises pour se moderniser ? Et nos vieilles banques poussiéreuses font comme leurs collègues anglo-saxons et ça marche ! Puis un jour ça ne marche plus. Vous connaissez la suite !...

Chroniques indignées