Affichage des articles dont le libellé est Chroniques indignées. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Chroniques indignées. Afficher tous les articles

19 octobre 2013

The boiler is the vessel in which the steam is produce !

Le 104



C´est la seule phrase que j´ai retenue, après un an de cours d´anglais au lycée technique Otto Krause. Ce lycée qui, comme le nom l´indique, avait été créé par un ingénieur d´origine allemande, sur un modèle original qu´il avait, je pense, inventé pour initier les Argentins aux métiers techniques. Car en Argentine, comme aujourd'hui en Afrique, il n´existait pas de techniciens et d´ingénieurs intermédiaires pour faire tourner les machines et diriger les chantiers. Les ouvriers étaient, majoritairement, formés sur le tas, et n´avaient aucune connaissance théorique et les « Ingénieurs » sortis de l´université n´avaient aucune pratique du travail manuel. Donc chacun, avec des raisons valables, méprisait l´autre, sans jamais s´entendre sur la façon d´organiser au mieux la production. Les produits que fabriquaient ces usines étaient souvent chers et de basse qualité et ne pouvaient se vendre qu´en créant des barrières douanières exorbitantes. Les riches achetaient, au prix fort, les produits importés. Les classes moyennes, pour ressembler aux bourgeois, avaient parfois recours aux produits de contrebande. Pour les plus modestes leurs principales dépenses somptuaires étaient l´habillement (pour la frime) et la nourriture abondante pour la famille.

Donc L´Otto Krause, dans lequel on entrait par concours (où tout au plus 20% des candidats étaient admis !) se faisait en deux parties : la première était un bac technique qui durait 5 ans et la deuxième étape de deux ans donnait accès à un diplôme de « Technicien supérieur » que, dans les pays nordiques, on nomme simplement « ingénieur » et en France « Ingénieur Art et Métier ». 

Chroniques indignées II

21 juillet 2013

Nationalité : Français!





Partout où j´ai vécu, j´ai assumé dignement ma nationalité française. Ma mère était gasconne, j´étais né à Marseille et je suis allé, à l´école communale dans trois villes françaises, jusqu'à l´âge de 10 ans ! Puis, dans tous les pays où j´ai vécu, j´ai toujours parlé le français à la maison! Si quelqu'un exprimait un doute, sur ma nationalité, je me sentirais profondément offensé. Une seule fois, un cousin de ma mère m´a dit : « Tu n´as pas fait ton service militaire en France, donc tu n´es pas français ! ». J´étais furieux et triste en même temps mais je lui ai, quand même, expliqué que j´avais mon livret militaire qui disait « bon pour tous services » que m´avait délivré l´Attaché Militaire à l´Ambassade de France, mais la France n´avait, alors, pas les moyens de me payer le voyage de Buenos Aires jusqu'à la caserne. Il faut dire que je l´ai échappé belle ! A cette époque, après s´être retirée de l´Indochine, chassée par les « niacoués » du Vietnam, l´armée française démarra une nouvelle guerre contre les «  terroristes fellagas » algériens qui se battaient pour récupérer leur indépendance. L´époque des colonies était bien finie, mais Paris avait du mal à l´admettre. J´ai échappé donc à deux guerres injustes mais, par contre, l´extrême droite française, me priverait de ma nationalité « car je n'ai pas fait mon service militaire !».

Je me considère toujours, malgré l´opinion du cousin, un bon Français car pour moi ce n´est pas l´uniforme qui fait la nationalité d´un pays comme la France, mais son rayonnement culturel. Mes armes furent toujours les livres : ceux que j´ai lus et ceux que j´ai écrits !

Chroniques indignées II

06 juillet 2013

Les murmures de la nuit




Quand certains artistes disent choisir « le silence de la nuit » pour travailler c´est qu´ils n'habitent pas dans notre belle ville du centre du Brésil. La nuit, à Goiânia, est remplie de bruits et de murmures. Jamais de silence!
Pour commencer,à l´heure où je me couche (vers 10 heures ½) on se croirait à l´heure de pointe, en Europe, à la sortie des bureaux. D'où viennent et où vont toutes ces voitures ? Je ne crois pas qu´il existe des enquêtes sociologiques sur ce sujet. Nous pouvons seulement nous référer aux statistiques des divorces ! Ils sont aussi nombreux, dans les grandes villes, que chez nous en France (Mise au point : Je continue à dire « chez nous » car, partout où j'ai vécu, je suis resté Français, bien que sans fanatisme nationaliste !).
Toute la nuit les voitures et les motos (parfois très bruyantes) continuent à rouler. Par le bruit accéléré des moteurs je crois, même, pouvoir deviner qu´ils font des courses de vitesse, sur les grandes avenues, brûlant ainsi, gaîement et sans complexes, tous les feux rouges. Mieux vaut - si on n´est pas candidat au suicide - rester la nuit tranquillement à la maison ! D'ailleurs que faire d´intéressant dans cette ville, au milieu de la nuit, si on a une belle copine ou tout au moins un grand écran, le câble et quelques bières dans le frigidaire ? Donc on peut déduire de ces observations - libres de préjugés - que, la nuit, la ville appartient aux jeunes célibataires à la recherche d´aventures. Je pense qu´ils doivent en trouver car les murmures de la nuit ne s'arrêtent jamais. Je me demande même, où et quand dorment, les jeunes de Goiânia ?



Chroniques indignées II 

22 juin 2013

Une nuit banale




Je me couche généralement vers 10 ½ heures après avoir vu un film à la télévision sur TV5 Monde (en français !) ou sur l´une des chaînes nord-américaines en V.O. (sous-titrés en portugais). Les progrès sont fantastiques depuis le cinéma de quartier du samedi soir, en famille (et pas tous les samedis : Nous n´étions pas les Rotschild !) aux 60 chaînes à la maison, assís sur notre sofa préféré, en sirotant un verre de Chivas Régal de 12 ans d´āge (Pas tous les jours : Nous ne sommes pas Bill Gates !... et surtout notre foie n´est plus ce qu´il était !). Voilà, je me couche donc « à l´ancienne », c´est-à-dire sur le dos, appuyé sur plusieurs coussins. C´est la meilleure façon de respirer calmement, sans m´étouffer, que j´ai trouvée pour dormir, depuis que j´ai eu une trachéotomie (je ne respire plus par le nez ou par la bouche, mais par un trou dans la gorge !). Fréquemment je m´endors quelques minutes plus tard et je me réveille, pour la première fois, entre minuit et une heure du matin. Je vide ma vessie et je me recouche. Là je dors encore deux ou trois heures sans problèmes. Une fois de plus je me lève et je visite les toilettes, puis je me recouche. C´est normal à mon âge ! (J´ai fêté mes 82 ans il y a quelques jours !). C´est seulement alors que commencent mes « insomnies » hypnotiques d´écriture automatique ! J´écris des pages entières de textes manuscrits (avec des lettres majuscules). Le plus difficile ce sont les corrections : J´ai beaucoup de mal à retrouver les erreurs ! Puis j´écoute les bruits de la nuit pour essayer de deviner quand je dois me lever pour écrire « Ma lettre à Momo », qui est ma façon de dialoguer avec Monique, depuis que j´ai perdu la voix.

Chroniques indignées II 

15 juin 2013

Présentation réformiste



Je commence une nouvelle série de chroniques sans savoir où me ménera cette quête, de mondes improbables, de monde utopiques, qui auraient pour devise « Liberté-Egalité-Fraternité ». Oui, je sais que c'est du délire et qu´il y a une grande différence entre vouloir et pouvoir ! Je sais aussi que parfois, quand certains dirigeants veulent accélérer le processus de transformation de la société, ils ont recours, pour avancer, à la force et à là contrainte. Ce n´est même plus le choix entre le bâton et la carotte, c´est carrément la trique « pour le bien de tous les travailleurs » . Je l´avoue : je suis contre la révolution violente ! Car c´est ainsi que quelques fois, les mêmes qui ont lutté pour plus de liberté, pour plus d´égalité et pour un monde plus fraternel et qui s´opposent aux méthodes trop autoritaires utilisées par le gouvernement «révolutionnaire» se retrouvent, dans le meilleur des cas, dans des camps dit de « rééducation » (avec les canailles qu´ils ont combattu toute leur vie) et, dans le pire, devant le mur des fusillés ! Pourtant tout le monde devrait savoir qu'en politique, la violence n´est jamais la bonne méthode ! 

Quand je dis, dans mes écrit indignés, qu´avec la moitié de ce qu´on dépense chaque année en frais militaires et en publicité - soit les plus inutiles et absurdes des dépenses – on pourrait résoudre tous les problèmes d'alimentation, d´éducation et de santé de tous les exclus du progrès du monde, je sais que je me ridiculise face aux personnes sérieuses. Même mes meilleurs amis murmurent : « Il est toujours aussi farfelu, avec ses idées, Yvan ! ». Les autres hausses tout simplement les épaules !...  

Chroniques indignées

08 juin 2013

Pour terminer...




Pour terminer cette série de blogs - qui se ressemblent sans se rassembler – je vais avoir recours à l´imagination poétique. Est-ce que les journalistes ont conscience de la médiocrité des informations qu´ils nous jettent en pâture, tout en dénonçant le manque d´intérêt des gens pour la politique ? On sait d´ailleurs, par les journaux, que 40% des électeurs français s´en foutent de qui sera leur Président ! Alors, les marchands de nouvelles, au lieu d´appeler le peuple à un plus grand civisme, vont au plus facile : Ils continuent à nous parler de foot et de modes. Pas un seul journal fait, honnêtement et avec rigueur, son devoir de bien informer les lecteurs en révélant, par exemple, ce que cachent les discours des politiciens. Je reconnais que tout ce que j´écris sur la politique manque de profondeur et de documentation sérieuse. Mes chroniques indignées sont plus l´indication d´un « état d´esprit » qu´une analyse sérieuse du sujet. Quand je parle, par exemple, des banques je ne peux me référer qu´à ma propre expérience de dépôts et de transferts de fonds dans les divers pays où j´ai vécu (bien que sur trois continents !...). Je n´ai jamais possédé des actions ni des bons d´Etat. Par contre, pour protéger mes modestes économies de l´inflation ou d´éventuelles dévaluations, j´ai demandé conseil aux banquiers et une fois sur deux j´ai perdu de l´argent. Mon expérience de militant, au parti socialiste, ne m´a pas non plus beaucoup aidé à mieux comprendre la politique de mon pays. Je ne peux pas dire non plus que j´ai été déçu car je n´ai jamais rien attendu de la politique sauf, peut être, un peu d´honnêteté des élus et le respect des promesses.

Chroniques indignées

30 mai 2013

Allô ! l´OMC ?...personne ne répond ! Pourquoi se cachent-ils ?

Rosario Bond Behind the Scenes, (All My Friends Series) 2009 Oil on Canvas 24x24 inches


Quand les pays riches, car industrialisés, voulurent étendre leur clientèle hors de leurs frontières et de leurs anciennes colonies (toujours dépendantes mais essayant de diversifier les sources de « l´aide »), ils se heurtèrent à des « taxes aux importations » (qui étaient, pour certains pays, leur principale source d´impôts). Ce système de collecte d´impôts aux frontières fut considéré, par les exportateurs, comme un frein au libre commerce. Il avait en plus l´inconvénient, à chaque arrivage, de mettre les exportateurs dans l´embarras : ils ne savaient plus qui il fallait corrompre pour faciliter le dédouanement rapide ! Par ailleurs ces taxes, souvent excessives, donnaient naissance a un prospère négoce de vente de produits frelatés de contrebande. Les pays fabricants de dentifrice, d´appareils ménagers et de voitures, qui étaient arrivés au point de saturation de leurs marchés habituels, devaient à tout prix trouver de nouveaux débouchés pour leurs produits. Mais les seuls pays, encore avides de produits de consommation, manquaient de devises pour les importations. « Qu´importe, on leur donnera des crédits ! » Ont dit les pays riches. Les experts concoctèrent un magnifique projet d´accord multilatéral qui avait, surtout, pour finalité de réduire les taxes aux importations. Le premier résultat de cette opération de « saine libération du commerce international » fut la ruine, chez certains importateurs, de leurs industries nationales ! Le deuxième fut que d´autres, s´industrialisèrent et devinrent de redoutables concurrents des pays riches, menaçant leurs puissantes industries de jadis! 

Chroniques indignées

24 mai 2013

Ces banquiers hors la loi




Comme tout le monde j´ai confié mes économies à une banque. Je croyais la banque plus sûre que le matelas pour me protéger des voleurs. Je n´imaginais pas que le plus grand voleur, de tous les temps, était ma propre banque. Si l´Etat n´était pas intervenu, en leur prêtant des sommes astronomiques, nous aurions perdu tout notre argent. Que s´est-il passé ? C´est simple les banquiers ont cru qu´ils avaient trouvé la formule pour transformer le plomb en or ! Ils se sont mis à spéculer sur les actions, les devises et les bons d´Etat. Pendant quelques temps, ils gagnèrent. C´était une roulette qui neuf fois sur dix avait des numéros gagnants. Alors ils se sont mis à emprunter des sommes colossales qu´ils ont confiées à de jeunes génies capables de comprendre les mécanismes qui permettaient que l´argent qu´ils empruntaient sur le marché, à 3% par an, pouvait rapporter à la banque 3% par mois ! Les vieux directeurs, étaient habitués à une gestion conventionnelle : soit on donne 3% par an aux clients qui nous confient leurs économies et on prête cet argent à 6% à des entrepreneurs qui offrent toutes les garanties de solvabilité. Une gestion de père de famille, comme on dit dans le milieu de la finance. Ne voilà-t-il pas que des spécialistes de la bourse commencent à se moquer de la prudence des banquiers français ! Aux Etats-Unis (le pays phare et modèle de la réussite capitaliste) les banques gagnent des milliards à la bourse, qu´attendent les banques françaises pour se moderniser ? Et nos vieilles banques poussiéreuses font comme leurs collègues anglo-saxons et ça marche ! Puis un jour ça ne marche plus. Vous connaissez la suite !...

Chroniques indignées 

20 mai 2013

Ces transnationales insaisissables




J´ai toujours pensé que le nationalisme et le patriotisme excessifs sont détestables. Surtout quand ils sont utilisés, comme argument démagogique et rassembleur, par des politiciens sans scrupules. Je n´approuve pas mieux le racisme obtus qui est forcément discriminatoire et ignoble. Le refus de l´étranger, quelle que soient son origine et sa couleur, est stupide comme critère de sélection qualitative des individus. Ce n´est pas le lieu de naissance ni la couleur de la peau qui nous différencie le plus et parfois nous oppose, mais la religion et l'ensemble des sensations et des connaissances que nous avons assimilées – c´est-à-dire la culture acquise par « contagion » - au cours d´une vie. Il existe, aujourd´hui, un grand nombre d´organisations internationales que permettent aux dirigeants politiques et y compris aux banquiers et aux entrepreneurs de se rencontrer. Grâce à ces rencontres furent évités un certain nombre de conflits et de guerres et furent signés d´importants accords mutilatéraux qui facilitent grandement les déplacements temporaires de personnes (le tourisme est devenu une industrie reconnue), le commerce et les mouvements de capitaux. Dans un premier temps ce furent les entreprises multinationales qui firent pression (on appelle ça : « le lobbying » !) sur les gouvernements pour pouvoir développer leurs affaires, sans prendre trop de risques (dont celui d´être nationalisées par des gouvernements marxistes !). Puis, les multinationales, ayant pris conscience du nouveau pouvoir dont elles disposaient, peu à peu, se libérèrent de leur pays d´origine pour devenir des entreprises « transnationales ». Soit apatrides !...

Chroniques indignées

09 mai 2013

Ces multinationales qui nous dévorent!




Il y a des années, j´ai lu un livre qui avait pour titre  :  « Ces multinationales qui nous gouvernent ». On pensait alors que ces entreprises qui, à partir d´un pays industrialisé dominant, inondaient le monde entier avec des produits de pacotille, étaient l´image même de la réussite des Etats-Unis. Coca-Cola en fut le symbole. J´ai été témoin, en 1942, au lancement de Coca-Cola à Buenos Aires. Mais commençons par le début : Une loi, en Argentine, exigeait que tout fabricant d´un produit alimentaire conservé en boites ou en bouteilles fournisse, pour être autorisé à le commercialiser, la liste des ingrédients qu´elles contenaient. La formule du sirop, avec lequel on produisait la fameuse boisson, était un secret mieux gardé que celui de la bombe atomique ! Donc Coca-Cola n´arrivait pas à obtenir l´autorisation de vente en Argentine ! Puis un jour (à quel prix ? On ne l´a pas su !) nous vîmes arriver, dans notre quartier, un camion chargé de bouteilles de Coca-Cola qui étaient distribuées gratuitement, dans la rue, aux enfants et aux passants. J´en garde deux souvenirs : 1) Ça avait un goût infecte de médicament ; 2) Ça avait un effet énivrant (est-ce que cette première version contenait vraiment de la cocaïne et de l´extrait de noix de cola pour attirer et fidéliser le client ?).
Un ami, ingénieur d´entretien de la section d´embouteillage de Buenos Aires, me racontait outré que Coca-Cola rachetait en province - après les avoir ruinés en faisant du « dumping » sur les prix des sodas - des ateliers de fabrication de limonades concurrents et aussitôt ils cassaient, à coup de masse, toutes les machines.   

Chroniques indignées

03 mai 2013

Les banquiers poètes!




On accuse les poètes de trop rêver de mondes merveilleux où coule le bonheur par chaque robinet de leur belle maison. Oui, souvent le poète bâtit des cités utopiques dans de magnifiques jardins qui fleurissent toute l'année et où, chaque homme et chaque animal, trouve sa place sans déranger les autres.
Ces mondes poétiques, ouverts et accueillants, ces sociétés sans haine et solidaires, font parfois rêver même les banquiers endurcis en quête, dans des moments de faiblesse, d´amour, d´amitié et de sincérité. C´est ainsi qu´ils se lancèrent un jour à la conquête pacifique des marchés mondiaux. Ils empruntèrent et ils prêtèrent l'argent de leurs clients et s´engagèrent, bien au-delá de leurs fonds propres, dans des affaires tellement internationales et compliquées qu´ils en perdirent le contrôle. Quand ils voulurent s´éveiller et sortir de « Alice au pays des merveilles » c´était trop tard ! Le retour dans le monde réel fut épouvantable : ils étaient ruinés et nous avec !
C´est-à-dire qu´on ne s´improvise pas poète. Pour s´épanouir la poésie à besoin de gens, assez fous, pour ne pas penser à la rentabilité de leur travail. L´argent ne fait pas le poète ! Par contre beaucoup d´argent peut transformer de paisibles fonctionnaires, privés de poésie, en dangereux prédateurs.
Où est donc passé l´argent des banques ? Si il est sorti de leurs coffres en forme de billets ou de documents, garantis par les banques elles-même, l´argent devrait être quelque part. Et bien non ! Il a tout simplement disparu dans les caisses d´Etats et de sociétés immobilières en faillite !  

Chroniques indignées

08 avril 2013

Le vote des étrangers





En ce moment il y a un débat en France, à voix très basse (on ne veut surtout pas être taxé de raciste !), sur l'opportunité de permettre aux étrangers, sous certaines conditions, de voter aux élections municipales. Soit nous en sommes encore, dans ce domaine, aux critères d´exclusion de la Grèce antique ! Les étrangers ont parfois la possibilité de s´installer en France, de travailler, de payer des charges et des impôts, comme les Français, mais dans ce qui les concerne directement comme, par exemple, les programmes d´intégration sociale pour les étrangers, ils ont tout juste le droit de se taire ! C´est tellement injuste et absurde de s'opposer à leur possibilité de voter, qu´on se demande ce que cache ce refus de la droite amère ? Serait-ce qu´ils craignent que les étrangers votent plus à gauche que les Français ? Des enquêtes ont, peut-être, été réalisées démontrant que là où la droite amère a été élue, avec une petite marge, le vote des étrangers peut faire basculer certaines mairies à gauche ! N´est-ce pas ça la vraie raison de leur patriotisme « pour une France aux droits civiques réservée exclusivement aux Français » (comme le souhaite plus franchement le Front National). On peut se poser des questions sur leur sincérité démocratique !
De toutes façons le droit de vote des étrangers, aux élections municipales, existe déjà dans de nombreux pays européens et rien ne semble indiquer qu´ils auraient, de ce fait, perdu ne serait-ce qu´une infime partie de leur identité nationale. Que les politiciens mentent un peu, nous pouvons l´admettre. Mais qu´ils nous prennent pour des imbéciles, là nous ne sommes plus d´accord !


Chroniques indignées


05 avril 2013

La démocratie d´hier et d´aujourd´hui



Julio Le Parc

La Grèce - nous l´avons déjà expliqué - est le pays qui a inventé la démocratie. C´est-à-dire le « gouvernement du peuple ». La réalité fut toute autre : le peuple, dont parlent nos historiens, excluait les femmes et tous ceux qui ne possédaient pas de propriétés. Naturellement les esclaves et les étrangers n'étaient pas admis et n'avaient pas droit à la parole. En gros le « peuple » grec, apte à gouverner, ne dépassait pas le 10% de la population de la cité. Puis là aussi on nous donne une idée, quelque peu déformée, sur l´espace à gouverner : il s´agissait, tout au plus, de gouverner la ville. Qui plus est : de bien petites villes ! Soit, la fameuse démocratie grecque était, ce qu´on appelle maintenant en France, la gestion municipale par les notables. Notables qui se font, néanmoins, élire démocratiquement (parfois de pére en fils!), pour une durée indéterminée pourvu qu'ils parlent,avec les vieux, le patois du coin et qu´ils fassent ce que les électeurs de province attendent d´eux : soit que rien ne change ! Les jeunes qui veulent du mouvement sont déjà tous partis pour étudier et pour travailler dans une grande ville. Ils votent ailleurs et quand ils viennent visiter leur parents on peut parler franchement avec eux – en bon français – du conservatisme des régions rurales ! Mais il faut toujours se méfier des jeunes diplômés fils de notables. Ils peuvent venir installer leurs cabinets d´avocats ou de médecins dans la ville et se lancer dans la politique. Il y a toujours des mécontents pour voter pour eux. C´est l´un des inconvénients de ce système dont ont dit « qu'il n´est pas bon mais que tous les autres sont pires !... »

Chroniques indignées